Publicité

Cinéma
Carte tapis rouge - claudio pazienza

(0) personnes aiment

Mercredi 25 Janvier 18 h 30 - Salle Claude-Jutra
Tableau avec chutes - Réal. : Claudio Pazienza [Belg., 1997, 103 min, Beta num, VOF]
Un ciné-journal drolatique pas tout à fait intime ni outrageusement public. Après avoir été vérifiés, décortiqués, polissés et calibrés, vos yeux découvrent un inénarrable tableau et quelques figures d'un indicible pays. Le tableau c'est "Paysage avec la chute d'Icare" peint par Pieter Brughel vers 1555. Le pays, c'est la Belgique. Entre les deux, un réalisateur, des chômeurs, des psychanalystes, des philosophes, des Présidents de partis ... un Premier Ministre se questionnent assidûment sur un sujet: qu'est-ce donc que REGARDER? Docte question aux multiples ramifications à laquelle le film veut répondre simplement et avec la complicité d'un invité d'honneur: Icare en personne.
EN PRÉSENCE DU

RÉALISATEUR

Jeudi 26 Janvier 20 h 30 - Salle Claude-Jutra
Panamarenko, portrait en son absence - Réal. : Claudio Pazienza [Belg.-Fr., 1997, 27 min, Beta num, VOF]
A la fois évidente et complexe, ramifiée, multiple, ironique, l'œuvre de l'artiste anversois Panamarenko semble faire - depuis une trentaine d'années - la joie des grands et des petits. Mais qu'on se détrompe : malgré son apparente lisibilité, elle demeure inclassable et joyeusement iconoclaste. Elle ne peut donc se résumer à une illustration du mythe d'Icare ni à la volonté de bricoler appareils et machines capables de se mouvoir - avec ou sans force de l'homme, sur terre comme sous l'eau - pour étonner chameaux et poissons. Non, l'ensemble des objets de Panamarenko posent sans cesse la question des limites, des frontières, des passages. Passages de la contemplation à l'acte, de la matière à la forme, de l'art à la science (et vice versa).
Esprit de bière Réal. : Claudio Pazienza [Belg.-Fr., 2000, 52 min, 35 mm, VOF]
Essai d’archéologique liquide mêlant pédagogie buissonnière et quête de soi, Esprit de bière mène son enquête autour de ce breuvage doré comme un commissaire le ferait autour d’un fait divers. La bière y est donc d’abord analysée comme substance, comme matière (réelle, chimique, physique...). Ensuite, c’est son cycle qui fera l'objet d'une attention toute particulière. Cycles qui interpellent l’homme dans ses désirs de liens et d’échanges. Cycles qui rappellent comment – même la bière – peut être une matière à (se) penser.
EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR

Vendredi 27 Janvier 16 h 00 - Salle Claude-Jutra
Leçon de cinéma de Claudio Pazienza
Rencontre avec le cinéaste Claudio Pazienza, animée par Diane Poitras. Claudio Pazienza est né à Roccascalegna (Italie) en 1962. Il arrive dans le Limbourg belge un an plus tard et étudie d’abord dans les écoles italo - flamandes de Eisden puis à l’Ecole Européenne de Mol. En 1985 il obtient un diplôme en Ethnologie européenne à l’Université Libre de Bruxelles. Il s’initie à la photo et au cinéma en fréquentant assidument la Cinémathèque Royale de Belgique. Il réalise et produit ses films depuis 1986 et a créé sa propre société en 1998 (Komplot sprl). Il intervient de manière irrégulière à l’HEAD – Genève, FEMIS – Paris, LA CAMBRE – Bruxelles, L’école du doc – LUSSAS, IAD – Louvain-La-Neuve, Louis Lumière - Paris et dans d’autres écoles de cinéma. Il a la nationalité italienne, il est polyglotte et réside à Bruxelles depuis 1980. Il milite pour un cinéma de gai savoir. ANIMATION : DIANE POITRAS

Vendredi 27 Janvier 20 h 30 - Salle Claude-Jutra
L'Argent, raconté aux enfants et à leurs parents - Réal. : Claudio Pazienza [Fr.-Belg., 2002, 53 min, Beta num, VOF] L’argent raconté aux enfants et à leurs parents scrute la métallique maigreur d’une pièce avec pudeur et humour et raconte – par bribes – l’histoire d’une famille ouvrière incapable de conjuguer besoins et désirs. De père en fils. Cela inquiète évidemment le fils (l’auteur du film), bientôt père à son tour.
Scènes de chasse aux sangliers - Réal. : Claudio Pazienza [Belg.-Fr., 2007, 46 min, Beta num, VOF] Méditation sur les images qui m’habitent et sur celles d’où j’aimerais m’exiler. Méditation sur le sens à donner au mot « réel » et méditation sur le désamour … des images et des mots. Méditation sur le deuil, sur la mort des miens et sur la manière de « mettre en image » le bruit des choses et du monde. Méditation sur la matière-à-images, sur ce qui les incarne ou les dématérialise. Méditation sur ce qui rend parfois mes images muettes. Méditation sur le désir de toucher. Méditation sur le désir de détruire. Une chasse au sanglier, le savoir-faire d’un taxidermiste et une reproduction fidèle du fusil chronophotographique d'Etienne Jules Marey sont les prémisses à un voyage à la fois intimiste et poétique où une voix intérieure questionne des images proches et lointaines. Méditation sur les images et sur le souhait de demeurer inconsolable.
EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR

Samedi 28 Janvier 17 h 00 - Salle Claude-Jutra
Archipels Nitrate - Réal. : Claudio Pazienza [Belg., 2009, 62 min, Beta num, VOF]
Des images. Par milliers. Parfois intactes, d’autres fois rayées, virées, presque effacées. Des images qui reviennent à l’esprit de manière incontrôlable. Pourquoi ce plan de « Sayat Nova » de Paradjanov, cet autre de « The great train robbery » de Porter, ce regard de Maurice Ronet dans « Le Feu follet » de L. Malle ? Pourquoi ces images s’incrustent-elles, survivent-elles ? Soustraites à leur récit initial, elles nourrissent – dans « Archipels Nitrate » - une nouvelle partition. Et c’est le lot des images : mémorisées, tout spectateur en fait un usage très intime et détourné. Elles cristallisent en elles – parfois - un monde, une vision du monde. Ce qui soude, lie une image à une autre est archaïque. En nous, ces images, d’époques et d’écritures différentes, se parlent, s’échangent du sens. Et qu’on le souhaite ou pas, elles parlent toutes de temps. J’aime penser que le « cinématographe » ne s’est occupé que de ça : saisir ce qui n’est déjà plus, injecter une vitesse « virtuose » dans un fragment inanimé et recréer un leurre essentiel. On pourrait même supposer que le « cinématographe » est le premier outil qui nous a permis de jouer avec la mort sans en avoir l’air. D’avoir l’impression d’être regardés par ceux qui sont là , toujours – sur un écran - sans qu’ils soient encore de ce monde. Etre spectateur renouvelle constamment cette expérience du temps, cet être au présent de la projection. Là , à chaque fois, nous sommes « synchrones » au Christ de Pasolini ou à ce personnage féminin de Lars von Trier dans «Breaking the waves », « synchrones » à l’homme esseulé de « Los Muertos » de Alonso. Au cinéma il n’y a que ça : le présent-présent, le présent-passé, le présent-futur (Saint Augustin). (CP, déc 2008). EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR.

Dimanche 29 Janvier 19 h 00 - Salle Claude-Jutra
Exercices de disparition - Réal. : Claudio Pazienza [Belg., 2011, 50 min, Beta num, VOF]
Est-ce que le deuil a une date de péremption…comme les yoghourts ? Et qu’entend-t-on au juste par le terme « deuil » ? Dialoguant avec son professeur de philosophie (passionné de Nietzche et de claquettes), l’auteur entreprend plusieurs voyages. Certains sont statiques et sollicitent le vécu des deux amis. D’autres voyages mettent les mots à l’épreuve de la géographie : nommer, décrire ce qui est là, devant soi, devient une manière de conjurer ce qui s’efface. (C.P. 2011)
EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR


Les derniers commentaires

Soyez le premier à laisser un commentaire!

Prochaine représentation


Commentaires

Des problèmes ?
Des suggestions pour améliorer Le Fil ?

Exprimez-vous

ARTV sur Facebook